Cher(e) camarade,
Le grand jour approche.
Demain, tu auras à choisir non pas seulement entre trois candidats, mais surtout entre trois conceptions, trois projections de ce parti auquel tu appartiens, et dont tu es tout autant que ses 230
000 militants, un peu responsable.
Chacun essaiera de te
convaincre de la pertinence et de la modernité de sa candidature, de son programme et de sa gouvernance, je ne résisterai sans doute pas moi même à t'en dire quelques mots plus bas, mais
auparavant permets moi de t'adresser une simple requête: parce que l'enjeu, l'avenir du Parti socialiste, de la gauche, et donc de la France, est si fondamental, ne laisse personne te
dicter ni te confisquer ton vote. Et surtout, surtout, n'écoute personne t'expliquer que les jeux sont faits. Ils ne le sont pas parce que dans ce parti, soyons en fiers, un
homme égale une voix, c'est dire combien ta voix, quelque soit ton âge, ton ancienneté, ton sexe ou ton origine, comptera.
Pour ma part, voila plus de
deux ans que j'ai fait le choix clair du changement. Ce n'est faire injure à personne que de souhaiter une modernisation en profondeur des codes, du
fonctionnement et de la composition des instances dirigeantes de ce parti. Ce n'est trahir ni Jaurès ni Blum, ni Mitterrand que de rêver d'un parti de masse, combattif et conquérant. Un parti
attrayant, un parti inventif, un parti en accord avec son temps, un parti qui change tout simplement.
Alors quel visage
pour ce changement?
Le visage des 4000
corédacteurs de la contribution "combattre et proposer"; le visage des élus locaux de talent et d'expérience qui, au sein de la "Ligne claire" ont compris la nécessité de parier aussi sur le
renouvellement et les nouvelles générations; le visage du pôle écologique qui a su rejoindre l'équipe qui défend avec le plus de cœur la révolution écologique; le visage d'une équipe soudée, diverse, équilibrée, qui ne s'est pas composée pour la circonstance ou pour la photo, mais qui travaille ensemble depuis la
présidentielle, a appris à se connaitre, à se compléter, à s'aimer même...(je sais, c'est un gros mot il paraît)
Le visage d'un futur premier
secrétaire délégué combattif, brillant et solide. Comme j'aurais aimé que vous puissiez voir Vincent Peillon à l'œuvre dans cette fameuse "Commission des résolutions" samedi soir. Infatigable
débatteur face aux refus obstinés des autres motions de discuter de notre texte pourtant majoritaire et de nos prétendues divergences (au motif que "ce n'était pas le moment de parler de
fond"!!!! mais quand diable est-ce le moment??)
Et le visage enfin souriant et déterminé de Ségolène Royal, de son courage politique, de sa liberté de ton, de son obstination à ne jamais
répondre aux batailles intestines pour mieux se concentrer sur le seul combat qui vaille, celui des idées et des valeurs. C'est bien sur les idées et les valeurs que tu
devras te prononcer demain.
C'est sur ces idées et ces valeurs que j'ai choisi de faire confiance
à Ségolène Royal.
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